Déménagement des parcelles

Compte tenu de la sécheresse des deux dernières années et pour plus de confort au niveau des
arrosages, je déménage mes plantes méditerranéennes du jardin du haut sur une zone plus fraiche
de la parcelle. Cela certes, me demande plus de travail en amont que les années précédentes mais
cette nouvelle implantation va me gagner un temps considérable sur l’irrigation et les interventions
de désherbage et de soin au niveau des cultures. Cela veut dire nouveaux plans de culture et assolement.

Une longue réflexion

Les plans de culture et assolement ne s’improvise pas à la légère. Une multitude de questions et une
bonne réflexion sur les itinéraires techniques de la plante sont déjà le top départ pour bien lancer sa
production. Les calculs de rendement via mes tableaux Excel vont déterminer les nombres de boutures et de
semis à effectuer. J’intègre toujours une marge supplémentaire en augmentant mes nombres de
plants en vue d’un taux de mortalité sur certaines espèces fragiles (fonte de semis, repas des
limaces,…).

Pour commencer mes plans de culture, rien de plus simple qu’un papier et un crayon sur le terrain. Je
trace les différentes zones de cultures en tenant compte des aménagements et contraintes
naturelles du lieu (haies, grands arbres appauvrissant la terre, zones humides, plantes bio
indicatrices, ..)

La rotation des cultures

Sur une planche qui aura accueilli des engrais verts l’année précédente, je passe en plantes annuelles
comme le calendula, les mauves, le bleuet, ..), cela permet d’avoir un apport en nutriment riche pour
les nouvelles plantations. Sur les planches conduites en annuelles l’année précédente, je vais intégrer les vivaces qui resteront en place pendant au moins 5 ans (thym, lavande, hélichryse, hysope, sarriette…)

La rotation des cultures par rapport aux familles de plantes travaillées est importante pour plusieurs
raisons. En autre pour éviter que la terre ne s’appauvrisse en puisant toujours les mêmes nutriments
dans le sol mais aussi pour éviter les maladies cryptogamiques. Je veille également aux bonnes
associations de plantes et j’évite les mauvais mariages qui pourraient nuire à une bonne production.
J’intègre également dans mes cultures, des plantes attirant les pucerons comme l’absinthe ou la
tanaisie comme répulsif.

Les semences

En règle générale, j’utilise mes semences d’une année sur l’autre et je bouture sur mes sujets déjà
existants. Pour les nouvelles espèces que je veux intégrer dans mes cultures, je commande mes
graines sur Germinance ou Biaugerme. Je dispose ainsi d’une traçabilité sur mes graines afin de
respecter mon cahier des charges en agriculture biologique et de rester conforme aux exigences de
mon labellisateur bio.

L’assolement pour lancer une production est tout un travail en amont, une fois mis en place, il n’y a
plus qu’à suivre le calendrier de cultures et de cueillettes !